LA COMÉDIE MUSICALE                     ÉVÉNEMENT 2027                                                                                                   BB FOR EVER
Synopsis BB For Ever

Synopsis BB For Ever

BB, Forever ! (extraits)
D’après une idée originale de Dominic Rousseau
Synopsis de Dominic ROUSSEAU & Thierry Sforza

Brigitte Bardot a fait rêver le monde entier, mais son image a toujours dépassé sa propre personne. Quelle est l’histoire de Bardot, figure publique française au rayonnement mondial ? Et qu’est-ce que cette histoire dit de nous ?
Drôle de paradoxe : une icône solaire et une personne ombragée. Sa vie d’aujourd’hui est celle à laquelle elle aspirait, entourée de son mari et de ses animaux. Mais les étiquettes lui « collent au pelage ».
De la petite danseuse classique à la femme créée par Dieu lui-même, de la blonde superstar à la dame en colère, de la tigresse sexy à la bête traquée, ces images demeurent tatouées sur la peau de BB jusqu’à l’écorcher.
Dans ce spectacle musical, nous ouvrons le rideau quand BB, lors d’une conférence de presse, annonce qu’elle arrête le cinéma. Puis, flash-back : nous retrouvons BB adolescente jusqu’à l’âge de 39 ans, où elle décide de tout stopper, excepté ses combats et ses colères.


ACTE 1 : Sacrée BB

Avant d’avoir quarante ans, Brigitte Bardot, la femme la plus belle du monde, arrête le cinéma et devient la précurseure de la cause animale. Un parcours à obstacles.
Toute sa vie, BB a été fidèle à l’amour pour les animaux et à son parfum, L’Heure bleue de Guerlain.
L’heure bleue, c’est l’intervalle entre le jour et la nuit où le ciel se remplit presque entièrement d’un bleu plus foncé que le bleu clair du jour.
C’est le moment, tôt le matin, où les animaux de nuit s’endorment et où les animaux de jour ne sont pas encore réveillés. On dit aussi de cette heure qu’elle est « entre chien et loup ». 1973 est l’heure bleue de Brigitte Bardot.

Sur le tournage de Colinot Trousse-chemise, elle annonce qu’elle veut sauver la chèvre du tournage de Colinot et aussi… petit détail : qu’elle arrête définitivement sa carrière !!! Habituée à faire les gros titres avec ses initiales, la presse se demande ce que va désormais faire l’icône nationale.
Elle répond que la vie, la vraie vie, l’attend enfin. En réalité, le combat qu’elle a commencé dès 1962 et qu’elle poursuit encore aujourd’hui — lutter contre les traitements barbares infligés par les humains aux animaux — devient la raison essentielle de son existence.

Il est merveilleux que la beauté et la grâce soient en même temps la bonté. Certains problèmes sont perçus plus tôt par des esprits plus rapides ou des cœurs plus profonds. BB donne tout, au sens propre.

Elle vide ses greniers, ses tiroirs et ses caves pour rassembler la somme nécessaire à la création de la fondation qui portera son nom. Désormais : plus de refuge SPA, mais une Fondation Bardot, rue Vineuse, dans le XVIe.

« J’étais à la fois fière et terrorisée par toute cette administration qui n’était qu’un pâle début de ce que je subis aujourd’hui.
J’appris à mes dépens qu’on n’a rien sans rien, malgré son cœur, son envie, sa sincérité, sa générosité. »

De trop se battre, on s’épuise. De bonne foi, BB ne s’attendait pas à ce qui l’attendait. Les noms d’oiseaux seraient pour elle. Affligée et blessée, fatiguée de la traque, elle se retire à la Madrague, loin des hommes, proche des bêtes, sans manquer une occasion de prendre leur défense.

Tous ces gens qui s’engagent, ces combattants, engagent totalement leur vie. On est dans des parcours de saints. On se sacrifie pour quelque chose de plus grand que soi, pour la vie, pour le vivant. D’où la question : est-on ce qu’on fait ou est-on ce qu’on dit ? Dans le cas de Brigitte Bardot, je choisis la carte : on est ce qu’on fait !

Battante, obsédée, BB dérape dans ses propos une fois, deux fois, encore une énième. Et la Méditerranée, mer d’huile où elle s’est tant baignée, est maintenant souillée par les déchets des bateaux qui polluent Saint-Tropez. Acculée, Bardot jette de l’huile sur le feu. La meilleure défense n’est-ce pas l’attaque ?


ACTE 2 : Une très belle enfant

BB en quatre lettres, de rikiki à starlette en bikini. Ses deux premiers amours : la danse et Roger Vadim. Brigitte Bardot, partie de loin, entame sa montée vers les étoiles.

Appareil dentaire, lunettes, léger strabisme : enfant, Brigitte Bardot n’avait pas ce qu’il fallait pour être BB. Brigeton, comme l’appelait son père.
Ma Brizzi, comme l’appelait sa nounou, Dada l’Italienne, naît le 28 septembre 1934 rue Viollet, dans le quinzième arrondissement de Paris.

Son père, Louis Bardot, dit « Pilou », industriel des Usines Bardot à l’origine d’Air Liquide, aime beaucoup la beauté féminine, énormément la poésie, totalement sa fille. Sa mère, Anne-Marie Mucel, dite « Toti », s’aime quand elle est regardée, s’attriste d’être une artiste contrariée et, comme le veut la morale bourgeoise, s’attache à être une femme au foyer.

Brigitte grandit dans cette famille profondément catholique, fière d’être française. Le fait qu’elle vienne de ce milieu privilégié lui a donné une assurance, un capital culturel qui va lui permettre de s’assumer.

Mais existe-t-il quelque part une formation pour devenir un phénomène international ? La petite Brigitte Bardot porte un appareil dentaire, de grosses lunettes et souffre d’amblyopie, un handicap visuel à l’œil gauche.
Elle n’est pas encore blonde, ses yeux sont châtains. Ils ne soutiennent pas la comparaison avec les prunelles pervenche de Mijanou, sa petite sœur, la préférée des parents.

Je pleurais en me regardant dans le miroir — c’est vrai que j’étais laide ! Cette image ne m’a jamais quittée. Le seul miroir où elle s’aime un peu est celui du studio de danse.

Celui du grand professeur russe Boris Kniaseff est peut-être le seul endroit au monde où la jeune Brigitte n’est pas paresseuse. Elle s’y exerce plusieurs heures par jour.

[…]

La comédie est écrite à quatre mains par DOMINIC ROUSSEAU et THIERRY SFORZA